Le château du Gangster

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Le château Gangster (ou Château Goldfinger, Marko Bey).

Septembre 2018, nous laissons notre véhicule sous la surveillance des locataires du cimetière, et longeons le domaine du Gangster en quête d’une évasure naturelle.

Vous l’avez compris, nous allons pénétrer dans ce qui fut l’une des demeures d’un célèbre criminel.  Touche à tout ce qui peut être illicite, ce personnage accumula une telle fortune qu’il put aisément s’offrir jets privés, hélicoptères, yachts, et surtout différents domaines tels que celui où nous vous emmenons.

Planques, entreprises de blanchiment, relais étapes, etc… Ses propriétés étaient loin d’être que de simples lieux de villégiatures.

Rouges, à peine cachées à l’orée du bois qui recouvre une grande partie des dizaines d’hectares du lieu, des remorques de camions nous accueillent, bouches béantes, vestiges de gerbages suspicieux.

Plus loin, un tracteur jaune pris au piège par la végétation nous regarde d’un air méfiant. Puis une tondeuse, la première d’une longue série, perdue en plein bois semble implorer notre aide. La prolifération de ces tondeuses peut trouver son explication dans un modeste parcours de golf de 18 trous disparu aujourd’hui, ayant perdu son combat contre dame nature.

Nous arrivons enfin devant l’imposante demeure. À sa droite, on devine par son clocher une chapelle avalée par la végétation. Un bref passage suffit à constater que son rôle premier est désormais le stockage de gravas.

La première pièce du château est majestueuse. Une énorme cheminée trône dans cette salle au plafond voûté en briquettes orange et aux tentures bleues. L’impressionnante hauteur sous plafond, les baies vitrées ainsi qu’une petite mezzanine donne une imposante sensation de volume. Malheureusement, le reste du bâtiment est quant à lui dans un triste état. Des lingots d’or honnêtement volés ayant été retrouvés dans un de ses autres domaines, des chasseurs de trésors en herbe et à l’intelligence en adéquation avec ladite herbe, grands adeptes des outils fins tels que la masse, le marteau piqueur et leurs propres fronts, ont transformé murs et plancher en une immense écumoire à leur image, anoure.

Nous repartons cette fois en direction de la piscine, aujourd’hui paradis des roseaux et autres poacées. Coincée entre les bâtiments hébergeant le bistrot, la supérette et quelques services administratifs, elle est le lieu de passage obligé pour rejoindre les deux courts de tennis incultes. En chemin nous croisons quelques épaves de véhicules, mais surtout perdus dans un labyrinthe de ronces et d’orties,  des dizaines de bungalows et de dépendances meublées. Officiellement ces bâtiments ainsi que toutes les infrastructures servaient à accueillir des séminaires et diverses autres activités organisées par une partie des nombreuses sociétés écrans du propriétaire. Dans les faits, des planques potentielles pour les amis proches désirant se mettre au vert.

La tentation est forte de vous raconter la vie rocambolesque de ce criminel à la fortune colossale, malheureusement cela nous est impossible sans risquer de mettre en péril la localisation de ce château du gangster. Mais, peut-être le verrez-vous un jour au cinéma, car ce personnage pourtant bien réel n’a vraiment rien à envier à Auric Goldfinger…

Portez-vous bien.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. il y a quelques années déjà j’avais pris connaissance de l’histoire de ce gangster (croustillante, alléchante) – dans la presse, et en decouvrant des images ici et là suis tombée sous le charme de cette architecture absolument époustouflante.
    Sans voiture (même si je suis de Paris), la visite restera malheureusement pour moi de l’ordre du rêve 😀

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