Le manoir Jeanne

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Le manoir Jeanne (ou Manoir Néfertiti).

Août 2020. Guidés par les ombres vespérales des arbustes environnants, nous approchons discrètement de cet imposant écrin, le manoir Jeanne. Nous restons quelques secondes devant sa façade, perplexes face à l’acédie de ses détenteurs, avant de nous glisser dans sa pénombre.

«(…) L’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. » –  Exode 9:23.
A l’intérieur, tel que dans le spicilège des péricopes bibliques, les cieux se sont abattus avec une rare intensité sur l’abondante richesse de ce foyer. Mais rien de divin cette fois, un regard sur le plafond qui n’arrive plus à cacher sa triste carcasse ne laisse aucun doute sur l’origine de ces grêlons de staff disséminés ici sur le sol, là sur le mobilier. Subjugués par l’horrible beauté de ce déluge, nous nous coulons de pièce en pièce. 

« (…) Je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle. » – Génèse 17:16 
Nous quittons les méandres des sombres salles basses en direction des hautes chambres funestes. Au terme de notre ascension, le disque solaire d’Amon-Rê, un oculus rosacé, dépose sa clarté sur la nouvelle reine des lieux, le buste à la blancheur presque nitide de l’alliciante Néfertiti. 

« (…) À l’ombre de sycomores, on philosophera sur la genèse et ses mystères. » – Akhenaton 2001
Nous continuons notre visite entre plafond bas, coffres sous hautes surveillances, et objets pieux, avant de quitter cette énigmatique demeure bourgeoise désormais rubéfiée par le couchant. 

« (…) Ce tombeau sera votre tombeau. » – Tournevis – (Asterix & Cléopâtre 1965)  
Il se dit qu’une malédiction toucha certains visiteurs de ce lieu, qui équipés de cruciformes, furent condamnés aux travaux forcés, mais ceci est une autre histoire.  

Du haut de ce manoir…

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